Tauromachie

Les Zinzins et la tauromachie

Au menu

 Qu'est ce que la tauromachie ?
 Qui s'en occupe ?
 Où cela se passe-t-il ?
Tertulia
 Liens utiles
 Quelques photos

1995 : Cesar RINCON reçoit un souvenir des Zinzins chez Coco, "rue de la Soif" à Paris.

 Qu'est ce que la tauromachie ?
D'après le Petit Larousse (illustré) : n.f. (gr tauros, taureau, et makhe, combat). Art de combattre les taureaux dans l'arène.
D'après le Petit Robert (pas illustré) : n.f. - 1831 ; de taureau 1. Course de taureaux. 2. Art de combattre les taureaux dans l'arène.

D'après ce que nous savons, la vraie grande question est : la Peña Zinzin est-elle partie prenante dans le milieu de la tauromachie ?
La réponse à cette question est : non !!!
Par contre, les escapades à l'occasion des ferias ont permis et permettent aux initiés d'assister à des corridas, et, aux nons initiés qui le désirent, de découvrir ce milieu, histoire de se faire sa propre idée.
 

 Qui s'en occupe ?

Notre vénéré Président, Dominique, a permis à beaucoup d'entre nous d'être initié à la tauromachie et d'essayer de voir autre chose qu'un spectacle de tuerie organisée. Après, chacun fait son choix personnel.

Dominique BROUSTAU
alias El VIP
Revendeur de tickets

 
 Où cela se passe-t-il ?

Souvent dans le Sud-Ouest (mais pas que) et comme beaucoup de monde, du bon et du moins bon dans les corridas auxquelles les Zinzins ont assisté. Mais quelques bons souvenirs ancrés dans les mémoires.

En 1994, à l'occasion des ferias en Arles, le lundi de Pâques a vu une corrida se dérouler dans des conditions très difficiles : froid, vent et crachin. Autant dire que le spectacle n'a pas été d'une grande qualité.
Mais heureusement, les Zinzins sont passés par là. Ils ont animé l'avant corrida en faisant circuler un ballon de rugby dans les tribunes des arènes. Une Ola rugbystique en quelque sorte. Et qui a permis aux spectateurs de se réchauffer en attendant le début.
Ensuite, le président, Dominique, est entré dans l'arène à la fin de la corrida et a affronté un toro virtuel devant plus d'un millier de personnes, intriguées au départ, amusées à la fin. Cet instant avait même été immortalisé par l'équipe de télévision de "Face au toril" et avait été diffusé lors d'une émission. Cela a permis aux aficionados d'agiter enfin le mouchoir blanc, à certains Zinzins de se prendre pour des clarines et à tout le groupe de sortir par la grande porte sous les applaudissements.

En 1995, à la feria de Dax (prononcez Dasq), la cohorte romaine des Zinzins a lancé de régulières salutations à Cesar Rincon, le torero colombien.
Cela n'a pas laissé Cesar indifférent qui a tenu à rencontrer les Zinzins et à inviter tout le groupe à l'occasion de l'avant-première, à Paris, d'un reportage sur la tauromachie. Et les Zinzins de répondre favorablement à l'invitation à condition que Cesar se rende dans leur quartier général : la rue de la Soif. Cela a été l'occasion d'une corrida improvisée dans la rue (voir la rubriques "Quelques photos").

Enfin, en 1999, toujours à Dasq (pardon Dax), les Zinzins étaient déguisés en Oui-Oui à l'occasion de la corrida. Le groupe des Zinzins, avec ses couleurs bleu, jaune et rouge, devait ressembler à un drapeau colombien car Cesar Rincon (toujours lui) outre un grand salut, a "brindé" le toro qu'il allait combattre au groupe des Zinzins. Et a remis l'oreille qu'il a obtenue à Dominique, el VIP.
C'est une chose assez rare de voir un torero "offrir" le toro qu'il va affronter à une ou des personnes qui ne sont pas dans son entourage proche. Les Zinzins l'en remercient encore.

Vous comprendrez bien que si la Peña Zinzin n'est pas une Peña taurine, elle n'en a pas moins des préférences pour certains toreros mais surtout une amitié particulière envers Cesar Rincon.
 
Tertulia
Une tertulia est un sorte de réunion qui se déroule généralement dans un café et permet aux participants de débattre, de s'informer et d'échanger leurs idées et leurs points de vue. En gros une sorte de debriefing pour passer de l'espagnol à l'anglais. Cela est une pratique courante dans le milieu de la tauromachie.

2006, une grande année pour notre ami César, à la Feria de Cali en Colombie.
Le calvaire de Rincon par Zocato (publié dans Sud-Ouest).

Vendredi, c'est le grand jour, le cartel des trois triomphateurs de Madrid réunis sur la même affiche. Dix minutes avant d'entrer en scène, Rincon se plaint du ventre. Il fonce à l'infirmerie, victime d'une crise de coliques foudroyantes. Les deux autres matadors lui proposent de passer devant lui afin de gagner du temps.
Cesar refuse net entre deux vomissements et assure qu'il défilera avec eux. Le paseo est un calvaire. Cesar se tient l'estomac des deux mains, il sue à gros bouillons et cherche sa respiration. On croit vraiment qu'il n'arrivera pas au bout du ruedo.
Le visage caché derrière sa cape, le Colombien demande au portier du toril d'attendre quelques instants avant d'ouvrir. Bien Bonito, nø 124, 460 kg, du fer de Puerta de Hierro, gicle enfin. Rincon s'extirpe péniblement du Burladero.

Mais soudain, tout change : au centre, Cesar dessine quatre véroniques immenses. Surpris, le toro se rebiffe dès les premiers doblones. Il n'en veut plus de ce tissu rouge. Il coupe, serre, dévie, bondit sur les cuisses du torero. Peu à peu Rincon le canalise, le déroute, lui fait perdre la boussole. Les séries se mettent en place, la musique démarre. Au moment où Cesar veut, d'un geste, la stopper, Bien Bonito, le traître, lui saute dessus. Balancé une seconde fois trois muletazos plus tard, la culotte déchirée sur le flanc droit, le maestro continue son hallucinant ouvrage d'étau.

Dans le callejon, l'ancien banderillero Rafaël Corbelle, qui en a pourtant vu d'autres, pleure comme un môme : «C'est incroyable ce qu'il fait, dit-il. A 40 ans et 50 millions de dollars, il continue à se jouer la peau».
Une estocade un brin basse achève ce nouveau faenon magistral. Le président, toujours notre zigoto, veut se rattraper de son erreur d'il y a deux jours et offre deux oreilles à Rincon qui refuse la deuxième en fixant dans les yeux le balcon des arbitres.
Son regard dit ceci : «Votre cadeau bonux, je m'en contrefiche J'ai planté une épée médiocre, je ne mérite donc pas deux trophées. Si vous voulez que Cali soit respectée, soyez sérieux et arrêtez de bombarder les oreilles inutiles et grossières».

 Liens utiles
Comprendre la tauromachie : http://didrit.perso.sfr.fr/Tauro.htm
Site sur les corridas : http://www.corrida.tv/

 

 Quelques photos

Accès à la galerie photo de la tauromachie

Mots-clefs: